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dimanche 29 juillet 2012

"Et Le souvenir d'Allâh est plus grand"






DHIKRU-LLÂH


« Et le souvenir d’Allâh est plus grand » (Coran ; XXIX, 45).



Frithjof Schuon a apporté, à la suite de René Guénon, un grand nombre d’aperçus intéressants, mais à la différence de ce dernier dont l’écriture s’efface dans l’immensité du « continu » métaphysique, il reste dans ce que l’on pourrait appeler une psychologie métaphysique du « discontinu ». C’est une différence de nature plus que de degré ; percevoir le « continu » en fonction d’une connaissance conditionnée est chose courante tandis que comprendre le « discontinu » et l’intégrer à partir du « continu » est la prérogative des « Rapprochés », des Walî.

Dans ses premiers livres, Schuon mettait l'accent sur les connaissances qu'il avait reçu. Avec Le Soufisme voile et quintessence, ses propres conceptions deviennent envahissantes et nous éloignent de ce que la pratique permanente du dhikr permet de réaliser, ainsi que lui-même l'a rapporté à propos du verset 45 de la sourate Ankabût :

«… Plus grand que la prière canonique et par conséquent, en principe, plus grand que toutes les observances ».

Il ajoutait en note :
“Aussi le souvenir de Dieu est-il la raison d’être de tout rite et de toute pratique, comme l’a fait remarquer le Cheikh El-Alawî dans un de ses traités”*


*Le Soufisme voile et quintessence, page 91 ; Éditions Dervy, 1980.












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